Appel de citoyens israéliens pour une pression internationale sur Israël

par | Nov 5, 2024 | Israël/Palestine

J’ai signé cet appel de citoyens israéliens pour une pression internationale sur Israël parce que je fais partie de la diaspora juive, mais aussi… israélienne. Bien que chaque mot de cet appel résonne en moi, j’ai hésité à le faire, n’ayant jamais habité en Israël. Depuis 2009, cependant, Israël me considère comme citoyenne et m’impose d’utiliser un passeport israélien. En réfléchissant, j’ai relu un billet de blog que j’avais écrit il y a dix ans, intitulé « Mohamed de Jérusalem et Sharon de Bruxelles« , où je racontais comment mon ami Mohamed, Palestinien originaire de Jérusalem, avait « perdu » sa citoyenneté, tandis que je devenais israélienne dans des circonstances bien particulières. Le billet se terminait par ces mots : « C’est ainsi qu’en 2009, en pleine guerre « Plomb durci », ulcérée par l’indifférence de la société israélienne face au millier de morts à Gaza, je devins, dans un même temps, israélienne et plus déterminée que jamais à m’engager pour soutenir le combat de ceux qui militent pour plus de justice sur ce territoire. »

Récents billets

Sefrou : la cerise sur le gâteau de ma mémoire

Je suis allée visiter Sefrou, cette ville nichée au pied de l’Atlas, où sont nés mes grands-parents maternels. Je ne sais pas grand-chose d’eux, malheureusement. Ils sont partis trop jeunes, et j’étais trop petite pour leur poser toutes les questions que j’aimerais tant leur poser aujourd’hui. Alors, je sonde la terre et les paysages, les traces et les gens qui sont restés au bled, espérant retrouver un écho de leur existence.

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Danielle, une mémoire vivante de la vie juive à Fès.

Sous les arcades d’un grand hôtel Art déco désaffecté, une boutique résiste au temps. Curiosités marocaines, échoppe figée dans une autre époque, abrite bien plus que des objets anciens : elle conserve des fragments d’une mémoire en voie d’effacement.

Derrière le comptoir, Danielle veille sur cet héritage. Née ici il y a près de 80 ans, elle fait partie des derniers juifs de Fès. Ils étaient 16 000 en 1950, ils ne sont plus qu’une cinquantaine aujourd’hui. Une présence millénaire qui s’étiole, doucement, inexorablement.

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