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Quand Bab’Zouz chante en arabe, en hébreu ou en ladino, ce n’est pas seulement de la musique. C’est une déclaration : celle que le dialogue est possible, que la beauté naît des mélanges, et que chanter ensemble est une façon de résister aux divisions. Oui, ce soir, monter sur scène pour chanter ces répertoires, c’est politique. Tout comme partager un couscous à une table où il n’y a ni « eux » ni « nous », mais simplement des êtres humains qui rient et vivent ensemble.
À l’heure où j’écris ces lignes, mon nom de famille est celui de mon père, un nom juif polonais. À partir du 1er juillet 2024, il devient possible d’ajouter le nom de famille de sa mère. Mon rendez-vous est pris : ce lundi, je saisirai cette opportunité unique. En ajoutant le nom de ma mère, je souhaite récupérer une partie de mon histoire maternelle, longtemps occultée.
Je me me suis prêtée au jeu d’une interview-surprise parce que j’avais apprécié la démarche de l’auteur mais ce ne fut pas simple de me livrer sans aucune préparation à son questionnaire intime et de répondre à Brûle-pourpoint à ses questions d’ordre philosophique.