Je suis allée visiter Sefrou, cette ville nichée au pied de l’Atlas, où sont nés mes grands-parents maternels. Je ne sais pas grand-chose d’eux, malheureusement. Ils sont partis trop jeunes, et j’étais trop petite pour leur poser toutes les questions que j’aimerais tant leur poser aujourd’hui. Alors, je sonde la terre et les paysages, les traces et les gens qui sont restés au bled, espérant retrouver un écho de leur existence.
Retour aux sources : mes aventures marocaines
Danielle, une mémoire vivante de la vie juive à Fès.
Sous les arcades d’un grand hôtel Art déco désaffecté, une boutique résiste au temps. Curiosités marocaines, échoppe figée dans une autre époque, abrite bien plus que des objets anciens : elle conserve des fragments d’une mémoire en voie d’effacement.
Derrière le comptoir, Danielle veille sur cet héritage. Née ici il y a près de 80 ans, elle fait partie des derniers juifs de Fès. Ils étaient 16 000 en 1950, ils ne sont plus qu’une cinquantaine aujourd’hui. Une présence millénaire qui s’étiole, doucement, inexorablement.
Bab’Zouz à la Tricoterie : un concert inoubliable
Le 12 décembre dernier, la chorale juive-arabe Bab’Zouz a clôturé son dernier concert à la Tricoterie. Ce projet, que j’ai eu l’honneur de fonder avec un groupe de femmes juives et arabes, parmi lesquelles la talentueuse chanteuse Laïla Amezian et la fondatrice de la Tricoterie, Joëlle Yana, a été bien plus qu’un simple événement musical : c’était une véritable expérience de rencontres et de partages.
Léon, le dernier des juifs de Tétouan
Lors de mon séjour à Tétouan cet été, j’ai eu la chance de rencontrer Léon Bentolila, un des derniers Juifs de la ville. À 84 ans, Léon est un gardien d’histoire, portant sur ses épaules le passé d’une communauté disparue. Ses paroles m’ont bouleversée : « Mes voisins sont comme des frères et sœurs ». En pleine époque de tensions, sa sagesse et son humanité m’ont profondément émue. Une rencontre inoubliable avec un homme, un lieu, et une mémoire vivante.
Ali et Isaac, les deux gardiens du cimetière de Tétouan
Ali et Isaac, gardiens de mémoire au cimetière juif de Tétouan
Sous le soleil de Tétouan, entre les ruelles blanches de la médina et les murs anciens du cimetière juif, deux gardiens incarnent la mémoire vivante de ce lieu unique : Ali, ancien gardien musulman attaché à l’héritage familial de préservation des tombes, et Isaac, le gardien actuel, investi dans la restauration de ce site historique. Au fil de leurs histoires, ce lieu s’anime de traditions, de transmission et de respect entre les cultures. Ce cimetière, l’un des plus anciens du Maroc, témoigne des liens profonds entre juifs et musulmans, rappelant la complexité et la richesse de l’histoire marocaine.
Le mellah d’Essaouira : une mosaïque de mémoires
Une histoire millénaire La communauté juive marocaine, l'une des plus anciennes d'Afrique du Nord, a profondément influencé l’histoire et la culture du pays. Essaouira, autrefois appelée Mogador, en est un exemple particulièrement évocateur. Fondée en 1764 par le...
De Bruxelles à Essaouira : une quête intime au cœur de l’héritage juif marocain
Cet été, j'ai eu la chance de passer un mois au Maroc, dont une semaine en résidence musicale à Essaouira où ma chorale et celle d'Essaouira ont chantés en chœur sous la direction de la talentueuse chanteuse et chef de chœur Laïla Amezian. Après cette expérience...
Premiers Pas de Blogueuse : Deux Mois en Famille en Indonésie
Récents billets
Sefrou : la cerise sur le gâteau de ma mémoire
Je suis allée visiter Sefrou, cette ville nichée au pied de l’Atlas, où sont nés mes grands-parents maternels. Je ne sais pas grand-chose d’eux, malheureusement. Ils sont partis trop jeunes, et j’étais trop petite pour leur poser toutes les questions que j’aimerais tant leur poser aujourd’hui. Alors, je sonde la terre et les paysages, les traces et les gens qui sont restés au bled, espérant retrouver un écho de leur existence.
Danielle, une mémoire vivante de la vie juive à Fès.
Sous les arcades d’un grand hôtel Art déco désaffecté, une boutique résiste au temps. Curiosités marocaines, échoppe figée dans une autre époque, abrite bien plus que des objets anciens : elle conserve des fragments d’une mémoire en voie d’effacement.
Derrière le comptoir, Danielle veille sur cet héritage. Née ici il y a près de 80 ans, elle fait partie des derniers juifs de Fès. Ils étaient 16 000 en 1950, ils ne sont plus qu’une cinquantaine aujourd’hui. Une présence millénaire qui s’étiole, doucement, inexorablement.
Diasporisme, identité et transmission : un parcours juif bruxellois
Porter l’héritage complexe d’une famille juive marquée par l’exil, c’est naviguer entre des identités multiples et des récits parfois contradictoires.